Q’s Legacy – Helene Hanff
(1985)
Penguin, 1986, 192 pages
(le livre n’a jamais été traduit)

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« Q and I first met on a summer morning when I was eighteen, at the main branch of the Philadelphia Public Library where I’d gone in search of a teacher; and I took him home with me despite certain doubts about his fitness for the post. »

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Si vous avez lu et aimé 84, Charing Cross Road, voire La duchesse de Bloomsbury Street, et que vous pouvez lire en anglais, alors ne ratez pas ce livre-ci. Si vous n’avez pas lu, ne serait-ce que 84, commencez par vous jeter dessus avant que je ne vous tire les oreilles pour un tel manquement (mais vous pouvez lire ce billet sans risque de spoilers).

En effet, Helene Hanff nous raconte dans ses mémoires, comment tout a commencé (c’est d’ailleurs le titre du premier chapitre) et, comme elle doit son apprentissage de l’art d’écrire à Sir Arthur Quiller-Couch (Q, pour les intimes – étant donné le nom du monsieur, il a beaucoup d’intimes ;), elle a souhaité lui rendre hommage (et non rembourser une dette comme l’affirme la 4ème !) en nommant ainsi ce livre dédié à sa mémoire.

Pourtant, l’essentiel du livre ne fait pas référence à Q (ce qui m’a longtemps rendue perplexe) mais une fois ce délicieux bouquin achevé, on comprend que le mentor de Helene Hanff a toujours été présent entre les lignes. S’il n’avait pas été là, elle n’aurait vraisemblablement jamais eu la vie qui fut la sienne et donc rencontré le succès, certes tardivement, mais succès quand même, sans parler des nombreuses amitiés qu’elle aura nouées grâce à cette aventure.

Helene Hanff n’a pas pu suivre véritablement d’études et c’est en lisant les recueils de cours et conférences de Q qu’elle a construit sa propre éducation littéraire. Fermement décidée à écrire, elle connaîtra des situations difficiles comme de nombreux écrivains mais son acharnement sera récompensé d’une façon qu’elle n’aurait jamais imaginée. Je ne reviendrai pas sur le succès que fut 84, puis sur les aventures de l’auteur narrées dans La duchesse… Sachez seulement que Helene Hanff aura l’occasion de revenir en Angleterre.

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Ce qui m’a vraiment marquée dans ce livre, comme dans les précédents, c’est la personnalité de l’auteur. Q’s Legacy ne fait que confirmer tout le bien que je pense de cette dernière. Helene Hanff, aussi asociale puisse-t-elle parfois paraître au premier abord, est :

1/ drôle (le livre est parsemé de son humour mais le semi-chapitre consacré à son opération des yeux suivi du port de lentilles a failli me faire mourir de rire à lui seul, sans compter son talent pour l’auto-dérision) ;

2/ émouvante (on devine sa fragilité, son manque d’assurance, tout cela caché derrière un côté un peu bougon mais aussi derrière cet humour dont je parlais précédemment) ;

3/ humble (… « the quiet, orderly, solitary, unglamorous life I was made for. ») ;

4/ d’une nature reconnaissante (ce livre, a lui seul, en est le meilleur exemple).

Elle est, en outre, extrêmement lucide et saura garder les pieds sur terre. Ce n’est pas le portrait d’une sainte que je décris-là, simplement celui d’une femme attachante qui savait ce qu’elle voulait, qui obtint plus qu’elle n’eut jamais espéré et que pourtant elle méritait amplement ne serait-ce que pour ses qualités humaines.

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On ne peut que regretter qu’elle soit tombée dans l’oubli et cela d’autant plus que tous ses écrits sont relatifs à sa vie (elle n’écrivit jamais de fictions et n’en lisait pas non plus).

Je ne peux qu’encourager les lecteurs de ses précédents ouvrages à tenter celui-ci. Si votre anglais est plus que mince, c’est l’occasion de se remettre en selle. Il n’y a rien de plus motivant que de savoir pourquoi l’on suit un apprentissage. C’est d’ailleurs le sentiment que m’aura laissé Helene Hanff quand elle décida à l’âge de 18 ans d’apprendre « l’art d’écrire »…

 

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« He knows I was never a very bright pupil. »

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Provenance : offre PriceMinister (livre peu facile à trouver hors web, y compris aux Etats-Unis d’après une amie américaine).

Cela pourrait résumer ma façon d’agir mais je suis incapable de ne faire qu’une seule chose à la fois et comme j’ai de nouvelles obligations depuis peu, je suis “légèrement” à la ramasse dans mes réponses :

1. aux coms

2. aux mails (bon ça, c’est chronique. En même temps, quand je réponds, le destinataire en a pour son argent si je puis dire étant donné la longueur de mes mails :p)

3. aux MP

… mais aussi dans ma visite de certains blogs quand il s’agit de laisser un com’ de plus de 2 lignes

… dans la rédaction de billets (et ça ne va pas s’arranger donc je vais faire passer certaines urgences avant d’autres livres, ce qui va créer un joyeux bazar)

… et puis dans divers projets auxquels j’essaie de m’attaquer sans en avoir le temps.

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Par conséquent : si vous attendez de mes nouvelles, ne soyez pas trop pressés à moins que vous acceptiez les réponses aux coms, la dépose de coms, les réponses aux mails et MP sous forme de tweets ce qui, effectivement, me ferait gagner du temps (et encore, ce n’est pas sûr !).

Si vous voulez participer à l’effort de guerre, merci d’éviter de déposer des coms ou de me mailer (je sais …). D’ailleurs cet article n’est pas ouvert aux coms :p

Sont évidemment exonérées de cette “contrainte” les personnes que j’ai bombardées de mails et/ou MP dernièrement (même que l’une d’entre elles m’a écrit qu’elle pourrait faire une pal de mes mails…) mais c’était pour la bonne cause ;p

Bref, je reviens sûrement avec un compte rendu de lecture (VO anglaise) la semaine prochaine et ensuite on essaiera d’écrémer au fur et à mesure.

Pour info, puisque je suis dans la VO étrangère, Rules of Civility paraîtra en VF chez Albin Michel cette année (oui, je sais, c’est flou comme date mais je n’ai pas mieux).